Le terme d'espace fait référence à de nombreuses définitions.

Pour reprendre les termes de Norberg-Schulz :

 

« l'étude analytique de l'architecture oublie le caractère concret

du milieu, ou plutôt elle oublie cette qualité qui est l'objet de l'identification de l'homme et qui est capable de transmettre

le sens de la prise existentielle »*.

Ainsi, en premier lieu, l'espace appelle l'idée de la forme exprimée symboliquement par le plan dans lequel les espaces sont joints, imbriqués et pour lesquels les individus sont répartis en termes de densité et d'activité. Cette approche analytique oublie l'individu en soi, c'est-à-dire dans sa dimension présente, en tant qu'être vivant présent dans l'espace et en constante interaction avec lui.

 

Pourtant, c'est la rencontre d'un milieu avec un individu produit le sens de l'espace comme un lieu.

 

Cette interaction présente et constante entre l'espace et l'être/individu appelle l'idée d'un espace de … **, à la fois espace de quelqu'un et espace de quelque chose. Ainsi, cette nouvelle vision ne tient pas à rendre compte de l'évolution d'un individu au sein d'un espace géométrique, mais bien

un espace qualifié par celui qui l'habite, induisant de fait une approche

de l'espace étroitement lié à sa dimension vécue. 

 

Se transforme, ainsi, 

l'espace géométrique en espace vécue,

 

L'espace existentiel généré.

*

NORBERG-SCHULZ Christian, Genius Loci Paysage

Ambiance, Architecture

Belgique, Editions MARDAGA, 1981, p. 5

**

JOANNE Pascal, OUARD Thomas,

Constitution d’un espace d’enfermement : Essai sur une phénoménologie

de l’enfermement

UMR CNRS 5185 -

Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés. Espaces d’enfermement,

espaces clos,

May 2008, Bordeaux, France.

pp. 21-31, 2009, Cahier ADES.

maxime kerneis design signe